SMIG Maroc 2025 : le salaire minimum interprofessionnel garanti

Le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) est le salaire plancher applicable au Maroc. Au 1er janvier 2025, il a été rehaussé par décret à 3 111 DH brut mensuel dans les activités non-agricoles.

Le cadre légal

Le SMIG est institué par le Dahir n° 1-74-319 du 24 juillet 1974, modifié à plusieurs reprises. Son montant est fixé par décret pris sur proposition du Ministère du Travail, après avis de la commission consultative du travail (article 365 du Code du Travail, Loi 65-99).

L'article 346 du Code du Travail prohibe toute convention contraire au SMIG : toute clause d'un contrat ou d'une convention collective prévoyant un salaire inférieur est nulle de plein droit.

Le montant au 1er janvier 2025

Le décret n° 2-24-901 du 12 décembre 2024 (Bulletin Officiel n° 7322) a porté le SMIG à :

| Secteur | SMIG horaire brut | SMIG mensuel brut (191 h) |

|---|---|---|

| Non-agricole | 16,29 DH | 3 111 DH |

| Agricole (SMAG) | 9,34 DH/jour | 2 428 DH (26 jours) |

Cette augmentation s'est faite en deux temps : +5% au 1er janvier 2025, puis +5% au 1er juillet 2025 (portant le SMIG mensuel à 3 266 DH).

Les conditions d'application

Le SMIG s'applique à tous les salariés du secteur privé, quelle que soit la taille de l'entreprise, dans les activités :

  • • Industrielles ;
  • • Commerciales ;
  • • Artisanales ;
  • • Libérales ;
  • • Agricoles (SMAG) ;
  • • Services publics concédés.
  • Le SMIG ne s'applique pas aux fonctionnaires publics (régis par le statut de la fonction publique), ni aux stagiaires liés par convention de stage.

    Le mode de calcul

    Le SMIG est exprimé en taux horaire. Le salaire mensuel minimum est obtenu en multipliant le taux horaire par la durée légale mensuelle (191 heures pour les non-agricoles, soit 44 h × 52 / 12). Le SMIG mensuel non-agricole est donc de 16,29 × 191 = 3 111 DH.

    Les sanctions pour non-respect

    L'article 367 du Code du Travail punit le non-respect du SMIG d'une amende de 300 à 1 000 DH par salarié concerné et par mois de retard. En cas de récidive, l'amende peut être portée au double.

    Le salarié peut réclamer en justice le paiement de la différence entre le salaire versé et le SMIG, dans le délai de prescription d'un an (article 357). L'employeur est en outre condamné au paiement des cotisations CNSS arriérées.

    Les conventions plus favorables

    Les conventions collectives peuvent prévoir un salaire minimum supérieur au SMIG. C'est le cas dans plusieurs secteurs (banques, mines, télécoms), où le minimum conventionnel atteint 5 000 à 7 000 DH.

    Le contrôle

    Le contrôle du respect du SMIG est assuré par les inspecteurs du travail (article 231 du Code du Travail). Les entreprises de plus de 10 salariés doivent tenir un registre des salaires, communicable à l'inspection.

    Le contentieux

    En cas de non-respect du SMIG, le salarié peut :

    1. Saisir l'inspection du travail (gratuit, amiable) ;

    2. Saisir le tribunal social (procédure prud'homale, article 349) ;

    3. Réclamer les arriérés sur 1 an (article 357), voire 5 ans en application de l'article 383 du DOC.

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    Sources juridiques

    • ct-art-2
    • ct-art-231
    • ct-art-357
    • loi-98-015